ZELKOVA

Accueil    Billet aléatoire    Voir les catégories    S'abonner aux flux RSS    Vers mon site pro 

Un jour je te dirai pourquoi j'écris. La poésie s'arrange toujours ; il suffit d'être là, truelle en main et sueur suintant au soir, devant la soupe, comme un maçon. Tu es maçon, je suis maçon avec au bout de ma plume des tonnes de ciment gueulant de soif dans le désert de mon «inspiration ». J'ai une muse suspecte qui a des bas de châtaigniers toujours verts, des avoines à Mercédès et de I'eau claire qu'elle pompe à longueur de minutes séchées dans ma gourde frileuse. Et je musarde malgré ça !

- Léo Ferré "Technique de l'exil"

Derniers Commentaires

Critique d'Amer BĂ©ton (Tekkon Kinkreet)

J'avais déjà écrit un billet sur un anime sur ce blog, il s'agissait de l'excellent Mushishi. J'avais également un peu survolé le monde du manga et de la japanimation dans ce billet.

Aujourd'hui, je publie ici une critique que j'ai rĂ©digĂ©e pour le site communautaire animeka. Je consulte rĂ©gulièrement ce site pour dĂ©nicher des sĂ©ries et films d'animation, le site offre un grand nombre de resources sur le sujet ! la critique est disponible ici et je la recolle dans le blog. Celle-ci a Ă©tĂ© Ă©crite d'un trait mais j'espère qu'elle donnera envie de regarder l'anime et/ou qu'elle plaira Ă  ceux qui l'ont vu.

VoilĂ  une histoire qui est autant une rĂ©ussite sur le manga de Taiyo Matsumoto que sur le film du Studio 4°C !

L'histoire très émouvante de Noir & Blanc, qui mêle amour fraternel et violence naïve... Sur fond de conflits de yakuza, on suit ces deux gamins désœuvrés qui ne connaissent que la voie de la violence pour survivre dans une ville polymorphe.

Blanc et Noir me font penser au duo de "Des souris et des hommes" de John Steinbeck : une partie Ă  l'esprit vif et acĂ©rĂ© et une autre dont le cerveau s'est arrĂŞtĂ© au stade de bĂ©bĂ©, mais en dĂ©finitive : 2 parties qui forment un tout indissociable. La ville est d'ailleurs le reflet des enfants : un univers oĂą les parcs d'attractions et de jeux se dĂ©veloppent tandis que la violence fait rage, un monde rempli de couleurs vives et de formes dĂ©lurĂ©es qui paradoxalement semble devenir inhospitalière aux hommes tandis qu'elle se dĂ©veloppe. Du reste, le titre exprime clairement le rejet d'une urbanisation amère…

Le paradoxe et les contraires sont une constante dans Amer Béton, le sadisme et le cynisme qu'on lit sur le visage des deux enfants "innocents" nous renvoie une violence beaucoup plus criante que les litres de sang qui sortent soudainement de la tête de yakuza anonymes. Même s'il y a un personnage qui joue un peu le stéréotype du méchant, la plupart des protagonistes offrent une dualité qui donnent de la consistance et rend crédible un univers irréel.

Visuellement, Amer bĂ©ton est une grande rĂ©ussite. Le trait tremblotant, les perspectives exagĂ©rĂ©es, des expressions uniques donnĂ©es aux visages ; on retrouve la mĂŞme audace, la mĂŞme expressivitĂ© que chez Bill Plympton (dans un style diffĂ©rent bien entendu). Les visages des chats renferment bien ce couple innocence/dĂ©mence. Les nombreuses scènes d'actions (courses-poursuites, combats) sont assez spectaculaires et très bien animĂ©es. Les vues de la ville sont Ă©galement très belles, rien n'est lisse, il y a un travail du dĂ©tail et des formes qui semblent recouvrir la moindre petite parcelle de mur. Remarquez en arrière-plan tous ces murs sales, ces coulures, ces ferrailles rouillĂ©s, rien n'est limpide, Ă  part le ciel. Cette richesse graphique ne nous Ă©tonne pas si l'on a connaissance de l'excellent et dĂ©jantĂ© Mind Game (film plus expĂ©rimental du Studio 4°C) sorti 2 ans plus tĂ´t.

20 ans après Akira, le Japon nous propose une autre lecture d'un futur empreint de pessimisme, mais sur fond colorĂ© et faussement joyeux. On verra dans Amer BĂ©ton ce qu'on veut : lien fraternel, ville dĂ©shumanisĂ©e, enfance perdue entre jeux et violence etc. peu importe. Inutile de se poser de grandes questions, de trop surinterprĂ©ter ; Amer BĂ©ton est un film qui s'adresse autant aux amateurs de graphismes novateurs et exigeants qu'au fan de manga qui aime voir des combats bien rythmĂ©s, Amer BĂ©ton restant très accessible et nullement Ă©litiste mĂ©rite une mĂ©diatisation plus grande.

Un peu de ma culture japonaise


I Love Japan par MOON PROJECT

Les 2 arguments qui font qu'on aurait pas envie de lire ce billet:

  • Le Japon c'est trop Ă  la mode, c'est sur-fait (*),
  • T'es pas un spĂ©cialiste, quesse-t-y connais toi d'abord au Japon (Ă  accompagner d'insultes)

Qu'est-ce que ce billet veut ĂŞtre:

  • Une petite prĂ©sentation d'Ĺ“uvres plus ou moins connues mais sans plus que j'ai adorĂ© et donc, j'en suis sĂ»r vous aimerez aussi.
  • Une bonne rĂ©ponse aux questions "Que pourrais-je lire/regarder/admirer/ressortir-dans-des-soirĂ©es-pour-faire-le-gars-qui-gère-trop?"
  • Quelque chose de rĂ©solument non-objectif.

Qu'est-ce ce billet n'est pas (mais alors pas du tout):

  • Un descriptif des 3500 Ă©pisodes de Naruto,
  • Un recueil d'illustrations pornographiques hentaĂŻ (et paf! le 1er terme japonais qui tombe),
  • Une confĂ©rence sur l'oeuvre de Natsume Soseki Ă  travers la thĂ©matique de l'ulcère,
  • Un hommage Ă  Pascal Sevran

Enfin, ce que ce site pourrait ĂŞtre si jamais on poussait le bouchon achtement plus loin

  • Un mode d'emploi pour se fabriquer une fontaine en bambou
  • Un annuaire qui indiquerait par exemple un très bon salon de thĂ© japonais Ă  Toulouse et qui s'appelle le Okini.

(*) Du reste, c'est intéressant de constater que le Japon a été à la mode à la fin du XIXe siècle avec "le japonisme", puis de nouveau à la fin du XXe...

Lire la suite

interactivité

Je présente ici un sujet de recherche sur l'interactivité que j'ai réalisé entre 2005 et 2006. Le fichier PDF peut être téléchargé ici, et voici le plan:

  • 1- INTRODUCTION
  • 2- INTERACTIVITÉ
  • 3- LES ARTS NUMÉRIQUES CONCRÉTISENT LES VOLONTÉS DU XXĂ©me SIECLE

- Le sujet-participant
- Les Arts numériques

  • 4- LES ESPACES INTERACTANTS

- Réalité virtuelle et flux
- L’espace augmenté
- L’espace social

  • 5- POÏÉTIQUE ET RÉTICULARITÉ

- Frontières et limites de l’intéractivité
- Poïétique de l’oeuvre
a- Étude des flash mobs
b- Étude de Survival Virus de Survie

  • 6- CONCLUSION

- Bibliographie
- Annexe

Si vous faites des recherches sur le sujet, n'hésitez pas à laisser des commentaires! :-)

Lire la suite

La téléphonie portable et les années 70


Wes Wilson, The Grateful Dead, 1967

Il y a un an, j'achetais mon premier portable avec un peu de retards sur les gens de mon âge, je constatais dans la boutique que les formes se résumaient toujours par des parallépipèdes rectangle, praticité oblige.
Je repars néanmoins avec un modèle du magasin.

Celui-lĂ  ou un autre...

Quelques moi plus tard, je décide de mettre en application l'idée qui m'étais venu dans le magasin; l'idée "que ça serait marrant d'avoir un gros combiné à la place du portable". Avec l'aide d'un ami plus bricoleur que moi, un combiné acheté sur Ebay a été placé sur le kit main libre initial du portable.

  • Desciptif

Les oreillettes du kit main libre ont été raccordé au Haut-parleur du combiné via un domino inséré dans la partie pour parler. Cette dernière a été retiré pour y inclure le micro-cravate du kit (faute de mieux).

Un peu de mousse a été ajouté pour rendre le son du micro moins caverneux (il reste des efforts encore!) tandis que c'est réellement le haut-parleur du combiné qui véhicule le son, au demeurant excellent!

L'ensemble ne manque pas d'élégance et a un succès non-négligeable dans mon entourage.

C'Ă©tait mon caprice, et j'assume!

  • Une fiertĂ© de courte durĂ©e!

La vague seventies, c'est pas moi l'ai remise au goût du jour, hélas.

Badges de l'Ă©poque

Dans le design d'objet et même le design graphique, on retrouve des touches empruntés à l'époque insouciante de mes parents, que ce soit avec le grand revival des badges (on retrouve aujourd'hui beaucoup de boutique de badge, notamment en ligne - avec par exemple Au Badge Insolent qui affiche un design retro avec même une série "seventies" et un badge d'un combiné téléphonique!! -), soit un peu partout en fait.

Au Badge Insolent


Saturday Night Fever et la Star Academy

Concernant la téléphonie des années pop, même si j'ai fait ça dans mon coin, et dans l'ignorance totale, il est clair que j'ai été porté par un mouvement que je ne soupçonnais même pas; ainsi j'ai découvert:

  • SparkFun Electronics et son Portable Rotary Phone - Red qui demeure plus encombrant mais reste assez Ă©lĂ©gant. Ici, nous sommes clairement dans la rĂ©fĂ©rence et la citation plus que dans une re-interprĂ©tation du design seventies.

Au-delà des influences pop, je reste étonné qu'il n'y ait pas plus de choix dans la téléphonie mobile qui tendrait vers un univers formel plus original, quitte à perdre en miniaturisation.
Je suis certain qu'il y aurait une clientèle friande et demandeuse

EDIT Dans les commentaires, Monsieur Prope nous fait part de ce lien, qui est tout Ă  fait dans la veine "bricolage-maison" plutĂ´t que "studio de design" ; plus dans l'esprit de ce billet :-)
Pour ceux qui ont une sortie Jack dans leur mobile, ce guide peut être intéressant!

David Toiser 2007