à "Télévision", dans le petit éloge de la douceur de Stéphane Audeguy, on peut lire :

Ce qui est le plus violent dans la télévision, ce n'est pas son contenu, ni même la possible déréalisation qu'elle peut produire. C'est que l'image télévisuelle ne semble jamais manquer de rien. Elle n'a pas de hors champ : on n'y remarque pas une absence (dans les émissions dites littéraires, par exemple, aucun poète). La hantise de la télévision, c'est l'interruption du flux, la coupure son, la grève, tout ce qui pourrait affecter sa continuité. Quiconque cesse de la regarder, ne serait-ce qu'une semaine, et la rallume brusquement, peut mesurer sa vulgarité, l'insignifiance de la majorité de ses programmes.