1er article de la catégorie "Mes références", pour info, les sujets viennent comme ça sans être vraiment d'actualité. C'est plutôt pour parler des choses qui m'ont marqué.

Je m'en vous parler d'un Anime qui m'a particulierement touché.

Je suis loin d'être un manga addicted, pourtant quelques uns retiennent mon attention, je parle par exemple des longs métrages comme Mind Game (qui méritera sûrement un billet à lui tout seul tant il est riche graphiquement), comme ceux de Miyasaki et Takahata (plus connus), comme de la série Samurai Champloo, qui m'a bien plu. Pour info: Shinichirô Watanabe, le réalisateur de Samurai champloo nous avait déjà signé "Kid's Story" court-métrage dans animatrix qui contient une course-poursuite en skate assez chouette.

Ce manga (Anime plutôt), c'est Mushishi

Singulier en beaucoup de points, Mushishi ne ressemble pas à beaucoup d'autres mangas.

C'est une série animée de 26 épisodes adaptée du manga de Yuki Urushibara par le studio Artland en 2005 pour l'écran.
Mushishi a reçu plusieurs prix.

Un homme (un mushishi) enquête et voyage pour étudier les mushis, une forme de vie pas banale; les mushis peuvent entrer en relation avec les Hommes en devenant nuisance ou bienfait.
Il est absent dans Mushishi de tout manichéisme quel qu'il soit! Cette forme de vie primitive ne ressemble pas à notre flaure ou faune, formellement, le réalisateur arrive à ne pas tomber dans de l'amorphe organique qui ressemblerait à des globules rouges en suspension; ils peuvent prendre des aspect assez spéciaux, comme l'épisode magnifique avec l'arc-en-ciel.

Mais ce n'est pas son côté fantastico-ecolo-poetique qui le rend si particulier, c'est le ton de cette série. C'est très calme, voir lent. Si vous voulez voir un combat, quelqu'un hurler, courir ou des gros seins de japonaise, c'est rapé. Là on reste en relation avec la nature de manière très douce.

J'ai été déçu dans les 2-3 premiers épisodes de constater que la série ne se suivait pas (mise à part Ginko le personnage principal, les histoires de chaque épisode sont indépendantes), je m'attendait à une grande épopée avec une intrigue et un dénouement qui mettrait l'avenir de la planète lui-même en jeu.
J'exagère volontairement parce que beaucoup de manga sont construit sur ce schéma, et certains parviennent malgré un scénario un peu téléphoné à vous tenir en haleine.
Si on ne s'engage pas dans une épopée, c'est très bien comme cela. Bien qu'il soit à l'oeuvre des formes de vie très puissantes, le tout est presque traitée de manière anodine et forment un ensemble de petits contes qui n'ont pas la prétention de faire peser sur l'humanité le chaos et la discorde. non, ici, on est plus dans une errance, une ballade. A bien y réfléchir, on se rend compte que ces histoires ne font pas de bruits, pas de fracas grandiloquents, et même si on peut retrouver du suspense ou de la tension, le tout reste très discret, très calme.

Je vais aborder des sujets si ténus que je dois bien être le seul à m'y intéressé
Natsume Soseki dans "A travers la vitre"

Ce n'est pas le manga qui va vous bouleverser pour la pertinence de son intrigue ou qui va vous marquer par des effets surprenants. Celui va vous apaiser simplement, avec une grande économie de moyen.

Un visionnage idéale s'accompagne d'un bon thé vert naturellement parfumé, et accessoirement d'un bon oinje pour les consomateurs avertis.
Non, ça c'est pour les clichés je plaisante, on est pas chez Nature & Découverte non plus.

Une dernière chose:
La forme de la narration. Il est clair que dans les thèmes abordés, il y a une référence évidente au Japon traditionnel.
J'ai également remarqué que chaque épisode se déroule plus ou moins sur le même schéma: 1 problème avec un mushi >> Ginko voit le problème sans le résoudre >> il revient quelques mois plus tard et l'histoire se conclut.
Ce côté récurrent dans le fonstionnement de la série me fait penser à "Histoires fantastiques du temps jadis" chez Picquier poche qui contient un grand nombre de contes très courts qui relatent des histoires de Démons, de Renards, de Tengus et autres créatures malfaisantes.


Quand j'avais lu ce livre, au-dela des histoires, j'avais été intrigué par l'aspect un peu naïf du schéma répétitif des contes; ils commençaient tous par

C'est maintenant du passé. Il y avait...

Et finissaient tous par

ainsi dit-on qu'il a été rapporté.

Qui plus est, les histoires contenaient à peu près toutes la même intrigue.
J'ai donc l'impression que Mushishi emprunte d'une certaine manière "le format conte japonais traditionnel" en apportant un regard neuf, et des intrigues moins récurrentes.

J'ai vu qu'il y avait eu une adaptation cinématographique faite par le père d'Akira (Katsushiro Otomo), je décline toute responsabilités.